Téléchargez gratuitement notre eBook "Pour une stratégie d'entreprise éco-responsable"
télécharger
French
French
Formation juridique
Propriété intellectuelle : formez vos équipes au-delà de la conformité
Stratégie PI, preuve d’antériorité, secrets d’affaires, outils de valorisation : une formation sur-mesure animée par nos avocats.
En savoir plus
Formation juridique
Intelligence Artificielle : maîtriser vos risques juridiques & anticiper l’IA Act
Découvrez notre formation sur les risques et obligations liés à l’intelligence artificielle
En savoir plus
Actualité
3/6/26

Rapport sénatorial adopté le 19 mai sur les marges dans la grande distribution

Le 19 mai 2026, la commission d’enquête sénatoriale sur les marges des industriels et de la grande distribution a adopté un rapport consacré au partage de la valeur au sein de la chaîne alimentaire.

À l’issue de six mois de travaux et de 189 auditions, la commission dresse le constat d’un déséquilibre structurel dans la répartition de la valeur entre les différents acteurs de la filière alimentaire. Selon les données issues du rapport, les agriculteurs ne perçoivent que 8 % de la valeur ajoutée, contre 14 % pour l’industrie agroalimentaire, tandis que la distribution et les services en captent près de 40 %. Les sénateurs pointent la dépendance économique de certains fournisseurs, dont jusqu’à 94 % du chiffre d’affaires peut dépendre d’une même enseigne. 

Le rapport met également en lumière des pratiques commerciales jugées préoccupantes. La commission évoque des négociations marquées par des rapports de force particulièrement défavorables aux fournisseurs, allant parfois jusqu’à des menaces de déréférencement ou de réduction brutale des commandes. Certaines diminutions de commandes lors des contrôles menés par la commission auraient ainsi représenté jusqu’à 60 % des ventes d’un fournisseur auprès d’un distributeur. Les sénateurs dénoncent également le poids croissant des « marges arrière » et des prestations commerciales facturées aux industriels, ainsi que le rôle joué par certaines centrales d’achat européennes dans le renforcement du pouvoir de négociation des distributeurs. 

En outre, la commission insiste sur le manque de transparence qui caractérise encore la formation des prix et des marges dans la chaîne alimentaire. Elle relève notamment les difficultés à accéder à des données financières consolidées concernant certains groupes de distribution et s’interroge sur l’effectivité des contrôles réalisés dans le cadre des lois Egalim. Si le nombre de contrôles réalisés par la DGCCRF dans l’amont agricole a augmenté de 75 % entre 2022 et 2023, les sénateurs estiment que ces contrôles demeurent souvent centrés sur la conformité formelle des contrats et insuffisamment sur la réalité économique des relations commerciales.

Au terme de l’enquête, le rapport formule vingt-quatre recommandations. Parmi les principales mesures proposées figurent un renforcement de la transparence sur les marges de la grande distribution, un meilleur encadrement des centrales d’achat européennes, une révision de la définition de l’abus de dépendance économique, ainsi qu’un renforcement des mécanismes de contrôle, de médiation et de sanction. 

Jean-Christophe ANDRÉ / Benjamin REVAH
Image de Adobestock
Formation juridique
Intelligence Artificielle : maîtriser vos risques juridiques & anticiper l’IA Act
Découvrez notre formation sur les risques et obligations liés à l’intelligence artificielle
En savoir plus

Abonnez vous à notre Newsletter

Recevez chaque mois la lettre du DDG Lab sur l’actualité juridique du moment : retrouvez nos dernières brèves, vidéos, webinars et dossiers spéciaux.
je m'abonne
DDG utilise des cookies dans le but de vous proposer des services fonctionnels, dans le respect de notre politique de confidentialité et notre gestion des cookies (en savoir plus). Si vous acceptez les cookies, cliquer ici.