


Le 29 juin 2026, le Parlement a définitivement adopté la proposition de loi visant à réduire l'impact environnemental de l'industrie textile. Ce texte entend répondre au développement de la « fast fashion » et, plus particulièrement, de la « mode ultra-express », caractérisée par un renouvellement très rapide des collections et la mise sur le marché d'un volume élevé de nouveaux produits.
En France, en l’espace d’une décennie, le nombre de vêtements vendus annuellement a progressé d’un milliard, et atteint désormais 3,3 milliards de produits, soit plus de 48 par habitant. À l'échelle mondiale, plus de 100 milliards de vêtements sont commercialisés chaque année. Cette hausse des volumes s'accompagne d'un coût environnemental important, l'industrie textile représentant environ 10 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.
Afin de limiter l'impact de ce modèle de production et de consommation, la loi prévoit notamment :
Les plateformes de vente en ligne devront afficher, à proximité du prix des vêtements et chaussures proposés à la vente, les principales étapes de leur fabrication (tissage, teinture, confection, etc.). Les entreprises de l'ultra fast fashion ne pourront plus bénéficier de la réduction d'impôt accordée au titre des dons d'invendus aux associations.
Le Sénat a par ailleurs précisé les critères permettant d'identifier les entreprises relevant de la mode éphémère, afin de sécuriser le dispositif, et a adapté certaines dispositions applicables aux places de marché en ligne. Il a notamment inclus l’incitation à réparer ces produits.
